L'ALCHIMIE A BOURGES

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Comme toutes les grandes cités dont l'histoire est ancienne de plusieurs millénaires, Bourges a fait des adeptes dans les sciences les plus obscures. Du secret des Templiers à l'Alchimie, périodiquement, des révélations sont portées à la connaissance du public.

 

 

L'alchimie a fait rêver, a fait parler et beaucoup croient, à moins de 1000 jours de l'an 2000, en ses vertus. Il faut dire que la recherche de la pierre philosophale permet d'obtenir la fortune, la santé et l'immortalité, et pour certains, en prime, la sagesse, un programme que nul ne peut négliger.
En France, l'Hôtel Lallemant, situé à Bourges, est pour les spécialistes le haut lieu de l'alchimie. Les Symboles gravés dans la pierre en sont la preuve, il faut maintenant déchiffrer tout cela.
En fait à Bourges, nous pouvons considérer 4 lieux qui vont faire l'objet de cet exposé, il s'agit :


- de l'hôtel Lallemant
- du palais Jacques Coeur
- de quelques rues derrière la rue Bourbonnoux
- de la cathédrale Saint Etienne

Il faut savoir que Bourges et sa région dispose d'une véritable tradition dans l'art du feu. On dit que les Gaulois étaient passé maîtres dans la fabrication des armes et qu'ils seraient à l'origine de l'étamage. César en parle comme d'un peuple très savant dans l'art métallique. Les dernières recherches l'attestent.
Il faut savoir aussi que l'art de la porcelaine c'est un peu une cuisine alchimiste et ce fut en occident une invention d'un alchimiste. Et la région de Bourges est une des premières région de France, le première consacrée à cette technique difficile.
L'alchimie et la forge ou la métallurgie, ce ne sont pas des actes si éloignés et il y a bien une tradition dans ce domaine.


Vous trouverez alors les thèmes suivants :

L'ALCHIMIE, VOUS CONNAISSEZ ?
LES ORIGINES DE L'ALCHIMIE
L'ALCHIMIE ARABE
L'AGE D'OR DE L'ALCHIMIE
LES GRANDS DE L'ALCHIMIE
LES TRAITES DE L'ALCHIMIE :
LE LIVRE MUET, MUTUS LIBER
si vous ètes curieux, allez discrètement tout e,n bas de cet article......attention de ne pas vous brûler !



L'ALCHIMIE A BOURGES CENSUREE

Le débat sur l'alchimie à Bourges n'en est pas à ses débuts, il y a une véritable bataille d'Hernani sur le sujet. Ville d'Art et d'Histoire, la cité de Charles VII s'est trouvée depuis longtemps phagocitée par des amateurs ou des chercheurs très rationnels, très compétents mais dont les domaines de recherches étaient totalement encadrés par ce que l'on pourrait appeler le pouvoir officiel.
Tout élément de recherche ou de visite à Bourges employant et concernant le mot " alchimie " était censuré par les représentants " très officiels " des momuments historiques et de l'histoire officielle.
Lorsqu'au printemps 1998, France Inter voulut parler de l'alchimie à Bourges, tous les représentants diplômés du département se récusèrent.... Je fis l'émission.
En premier lieu, parler de l'alchimie aujourd'hui ne peut être que l'oeuvre d'un doux rêveur, " un peu azimuthé " pour reprendre une terminologie actuelle. Ce n'est pas un sujet " porteur " dans le monde scientifique pas plus que chez les hauts responsables des monuments historiques.
Pourtant, il y a de la curiosité de la part du public qui veut savoir, savoir plus, et qui est persuadé qu'on lui " cahche quelque chose d'important ".
Et puis il y a ce rêve, toute cette partie de notre imaginaire. Lorsqu'en 1997, j'ai fait visiter à titre privé, pour la première fois des souterrains importants dans Bourges, les succès a été immédiat, et il a été nécessaire de reculer face à la demande. L'homme a besoin de rêve, et dans notre monde si bien ordoné, où l'objet fétiche est devenu en quelques mois, le téléphone portable et que la communication du futur passe par Internet, chaun retourne un peu vers l'irrationnel, de peur de perdre ses racines.
Cet alchimiste qui travaille au fond d'une cave, en secret, car il a peur de l'inquisition, et qui reste avec son creuset et ses produits en flamme, c'est notre histoire, c'est une réalité que nous n'avons pas le droit d'occulter au nom d'un rationalisme moderne.
Bien sûr, il ne faut pas en rajouter, Bourges ses alchimistes et ses sorciers, c'est un peu rétro, même un peu dévalorisant pour certains. Mais Bourges, c'est aussi le radio télescope de Nançay, ou la capitale européenne du statoréacteur.
Il faut trouver en terme d'image, l'équilibre.
Il faut garder une part de rêve et de poésie, et sur le plan touristique, c'est aussi très porteur.
Bien sûr nous ne comprenons pas tout, mais une carte à puce, qui ici comprend comment ça fonctionne ? sans doute pas beaucoup. C'est un domaine proche de l'irrationnel.
Il ne faut pas occulter l'alchimie et les alchimistes et je persiste à dire que Bourges est un des grands centres de l'alchimie en France.
Il y a aussi, et c'est plus sérieux, les adversaires de l'alchimie à Bourges au nom de l'emblématique de la Renaissance. C'est une position légitime que je respecte, mais je crois que tant que des recherches n'auront pas été faites sur ce sujet à Bourges, ce ne sera pas plus sérieux que toute autre théorie.
Il faut, à mon sens que des gens , étudiants de faculté ou chercheurs se mettent à l'ouvrage sur Bourges et la alchimistes. Il n'existe aucun ouvrage écrit par quelqu'un de local sur ce phénomène. Alors je lance un appel. Il faut dans ce domaine, faire des études et de la recherche.

BOURGES ET LES ALCHIMISTES

Bourges, selon les spécialistes, est une des villes françaises où l'on trouve le plus de sujets propres à l'alchimie. Van Lennep affirme que " Bourges est un haut lieu de l'alchimie française " puisque s'y trouvent à la fois le Palais de Jacques Coeur et l'Hôtel Lallemant. Comme Prague, Bourges possède sa rue de l'alchimie, sans oublier la cathédrale.

Tous les grands auteurs et chercheurs sont venus un jour à Bourges étudier et voir l'Hôtel Lallemant, c'est le cas de Fulcanelli, Mathé, Chenu, Van Lennep, et Bulteau récemment. Pour beaucoup, il y a trois centres d'intérêt dans la capitale du Berry. Tout d'abord la cathédrale avec de nombreux symboles hermétiques, comme la plupart des cathédrales gothiques, de Notre Dame de Paris à Reims et Amiens. Ensuite, c'est le Palais Jacques Cœur, car le grand argentier de Charles VII qui a amassé une si grande fortune ne pouvait être qu'un " adepte ". Pour Pierre Borel : " il avait la pierre philosophale, et ses commerces qu'il avait sur mer, ses galères, et les monnaies n'étaient que des prétextes pour se cacher afin de n'être point soupçonné ". D'ailleurs les sculptures de son palais regorgent de symboles, comme les arbres philosophiques ou le bas-relief représentant la messe des alchimistes et situé au tympan de la cour d'honneur. Jacques Cœur fera encore beaucoup rêver !
Et le troisième exemple de la présence des alchimistes à Bourges est l'Hôtel Lallemant. Avec le château de Dampierre-sur-Boutonne, c'est le " rendez-vous incontournable des alchimistes ".
Et puis, il y a toujours à Bourges, une rue de l'Alchimie entre la rue Bourbonnoux et le boulevard de Strasbourg. Curieusement, elle menait à une tour de l'enceinte gallo-romaine nommée " Tour du Diable ", et dans cette rue, où devaient se passer de " drôles de choses ", on avait la maison d'Arqueny (ou Arquemye).
Puisque nous sommes dans les noms de rues, pas loin de là se trouve la rue Mausecret, qui signifiait au Moyen Age " rue du mauvais secret ", elle coupait la rue de l'alchimie..... De là à penser qu'à l'angle de ces deux rues on avait trouvé la pierre philosophale, il n'y a qu'un pas.... Que je ne ferais pas.

LA RUE DE L'ALCHIMIE A BOURGES

C'est dans les recherches de M. Chevalier de Saint Amand que l'on trouve des informations intéressantes sur ces rues et leur histoire. La publication s'est faite dans un numéro du journal de Bourges du 7 mars 1846. (BM E 1434).
Chevalier de Saint Amand intitule son article Rue d'Arqueny et ce n'est qu'en décembre de la même année, qu'elle prendra son nom actuel de rue d'Alchimie.
Cette rue s'est appelée ainsi avec les noms d'Arquemye vers 1550), d'Arquenye, d'Arkémie en 1706 et j'en oublie. Le plan le plus ancien de Bourges de Nicolas de Fer parle de la rue d'Alchymie.
Donc, malgré toutes ces orthographes, on parle bien de la même chose, la rue de l'ALCHIMIE.
Ce nom viendrait d'un fait divers, qui nous arrive par l'intermédiaire d'un moine du 16 ième siècle qui a écrit ces aventures dans Patriarchium bituricense. Tout se passe en 1522.
C'est la grande époque de l'Alchimie. On appelait cet art qui consiste à convertir des métaux quelconques en or s'appelait le Grand Oeuvre ou la Pierre Philosophale, à Bourges comme ailleurs.
Un des plus célèbres alchimistes de l'époque fut maître Gonnin ( dont a parlé Brantôme). D'ailleurs, il parle dans " la vie des grands capitaines français " du maréchal de Matignon qui avait fait fortune comme gouverneur de Guyenne. Mais d'autres ajoutent que sa fortune, il la devait à Maître Gonnin en son passe-passe, et en prononçant des mots comme farouzat ou carouzat selon l'enseignement du maître.
Et on reparle aussi des Gonnin, du grand père, du fils ou du petit-fils comme des experts en illusions et sorcellerie.
En 1522, à Bourges, sous le règne de François 1 er, toujours est-il qu'il y avait pour nom GONINUS et qui faisait de très mystérieuses expériences dans la paroisse Saint-Ursin.
Il y avait, sans doute comme aujourd'hui, trois habitants, sans doute des amis, qui étaient plutôt désoeuvrés.
L'un se disait religieux, c'était le plus instruit du trio. Les deux autres étaient sculpteur pour l'un et menuisier pour le troisième. Ils étaient sans doute aussi à court d'argent.
Ils apprirent ce que toute la ville disait haut et fort : Il y avait un personnage fabuleux, Maître Gonin qui transformait les métaux en or. Ils trouvèrent que c'était une excellente initiative et entrèrent en relation avec l'alchimiste.
Leur objectif était de se faire initier aux mystères du laboratoire.
Vraisemblablement, Gonin avait donné, puis vendu quelques données de base et quelques instructions pour les attirer.
Et puis ce fut le grand rendez-vous, dans une cave ou un souterrain comme l'on en trouve beaucoup autour de la cathédrale.
Les trois hommes s'y rendirent de manière clandestine, en frôlant les murs.....
Et lorsqu'ils arrivèrent dans la cave, Maître Gonin était parti, il avait sans doute fui, la bourse bien pleine, avec l'argent des trois compères, laissant en plan les cornues et alambics.
On ne sait pas trop ce qui s'est passé, on imagine que les trois hommes, possédant déjà des connaissances commencèrent à utiliser les creusets et ils se lancèrent dans la transmutation de l'or.
L'aventure tourna au tragique et il y eu sans doute une explosion, due à la surchauffe ou à une cause inconnue, mais les trois hommes périrent.
C'était vraiment un moment tragique car cet accident venait jsute après un ouragan et un petit tremblement de terre.
C'est dans cette période un peu secouée et en souvenir de la catastrophe et au mystère qui l'entourait que l'on va donner à une de ces rues du quartier Saint-ursin le nom de rue de l'Alchimie. ( à la place de ruetta Sancti Ursini).
Une enseigne d'une auberge prendra ce même nom : l'Arquémye.
Comme toujours ce récit peut préter à discussion, car il n'y a pas de preuve formelle, et le nom d'Alchimie pour les rues était aussi courant dans les villes. A cette époque, le mot Alchimie pouvait aussi signifier " fausse monnaie " ou même d'une rue où se passait des larçins ou des escroqueries.
Il y avait aussi sur la route de Nevers, une grange, située près du cimetière, qui se nommait Arquenie. (1550). On ne sait pas pourquoi, les recherches continuent.
Le mot Arquenie à Bourges prendra une connotation assez particulière puisque l'on retrouve sous ce vocable des prénoms.
Ainsi en 1583, on baptisera un Arquenie Deguenet, et pour beaucoup, semble-t-il, il y avait une Sainte Arquenie, contemporaine de Sainte Solange.
Dans son histoire du Berry, le grand historien Raynal (T3, p 292), parle effectivement de l'aventure de maître Gonin et de l'accident, et il ajoute :
Une tour en ruine des anciens remparts s'appelle encore la Tour du Diable : il y a près d elà les rues d'Arqueny (autrefois d'Alchimie), de Monsecret ou mausecret (Mauvais Secret) et du Puit-Noir. Ces différenst noms semblent faire allusion à l'événement que je viens de rapporter ".
Lucien Jeny va contester cette façon de voir les choses.
Sur les dates,il faut voir que ces événements datent de 1522 et que c'est la période de construction des grands monuments de la renaissance à Bourges. Il y a donc un climat propice à l'alchimie dans notre ville.
Il y a aussi des quartiers plus ou moins nbiens famés. Les quartiers " chauds " de Bourges sont situés en dehors de la muraille, et la rue de l'Alchimie est située à côté de la rue Bourbonnoux et de la rue des Juifs. Dans cette rue, l'impasse des Juifs était une des " cours des miracles " de Bourges.


Le site sur les alchimistes à Bourges en cliquant ici :

http://roland.narboux.chez.tiscali.fr/

Vous voulez en savoir encore plus sur l'alchimie, alors cliquer ci-dessous pour aller dans le Paradis des Alchimistes qui est tout simplement l'Hôtel Lallemant de Bourges.
Mais aussi dans le Palais Jacques Coeur, l'adepte.
Enfin, une page perso permet de revoir encore l'alchimie à Bourges.

Le paradis des Alchimistes : l'Hôtel Lallemant

Jacques Coeur, un adepte de l'alchimie ?