Bourges, le blog de Roland NARBOUX


Roland NarbouxSite personnel sur Bourges avec des sujets comme les livres publiés par Roland Narboux, les sites internet, les blogs les conférences et des sujets comme les Alchimistes à Bourges, les souterrains de Bourges, Jacques Coeur et Agnès Sorel... etc

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AVERTISSEMENT
Dans cette page, j'ai placé tous les écrits que je place dans le blog, au cours du temps. Ce sont des petits articles, écrits souvent "à chaud", mais c'est une trace d'une certaine forme de pensée.
 
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PRESENTATION

Roland Narboux est berruyer d'adoption, il a fait toute sa carrière professionnelle à l'Aérospatiale de Bourges (32 ans) .

Il s'occupe dès 1989 d'écriture (La Bouinotte) et donne des conférences à l'Université Populaire. Il a écrit plus de 25 'ouvrages sur Bourges et le Cher les derniers étant consacrés à l'Histoire de Bourges au XXe siècle en trois volumes et aux souterrains de la cité de Jacques Coeur .

AUTEUR DE LIVRE
LES LIVRES DE ROLAND NARBOUX
LES SITES GERES Par Roland Narboux
Site Encyclopédie de Bourges
 
Site des Amis de jacques Coeur
 
Site Bourges-Info.com

Blogs :
Roland Narboux

Les Conférences
de Roland Narboux
Une douzaine de conférence par an, la dernière sur "l'influence d'Agnès Sorel sur la politique de CharlesVII".
Et "Bourges au féminin"

.

ELU DE BOURGES
Maire Adjoint de Bourges depuis 1995 ayant en charge aujourd'hui :
l'écologie
le chauffage urbain

 
La COP 21 est terminée par un accord, encore faut-il mettre tout cela en musque, mais c'est mieux que si 50 pays avaient refusé le texte proposé.
Pourtant on ne peut qu'être sceptique sur cet accord, même si on peut apporter quelques éléments.
A Bourges, il fera un peu plus chaud, mais ce sera supportable, et il faudra juste modifier les cultures du Cher. Comme d'autres, il y a à craindre les épidémies en tout genre, mais sinon, on chauffera moins nos logements, on ne vivra pas plus mal. Un habitant d'Avignon, voire même de Séville vit plus ou moins bien que nous ? Non, il s'adapte ;
Je suis allé en Chine puis aux USA, ces pays font des efforts quoiqu'on en dise, et dans des voies très différentes. Un champ d'éoliennes en Californie, c'est pas 50 éoliennes, non, c'est 5000 !
Sur la Chine, quelle hypocrisie de la part de nos pays, on fait faire aux usines chinoise les fabrications que nous ne voulons plus faire, et au prix minimum … alors les normes environnementales en Chine il ne faut pas rêver.
Quant à la France, sur les gaz a effet de serre, la solution reste et restera la nucléaire, quoiqu'en disent les écolos.
 
 
27 novembre : le drapeau et la Marseillaise : Le retour.
 
Ce 27 novembre, c'était mon anniversaire, un an de plus, mais c'était aussi l'hommage de la France aux victimes des barbares islamistes dans la cour des Invalides.
Peine, tristesse et colère car une partie de l'espèce humaine, tue par fanatisme, alors posons-nous la question : avons nous encore à faire a des femmes et a des hommes ? Je n'en suis pas certain.
Je suis né alors que l'on mettait fin à la barbarie nazi, et plus de 70 ans après, je retrouve une autre barbarie. L'homme n'a donc rien appris.
Depuis deux semaines j'ai vu, avec surprise des drapeaux tricolores sortis de partout, des Marseillaises chantées a tout moment.
Cela m'a surpris et j'ai retrouvé ce qui fait de notre pays une Nation.
J'ai le souvenir, il y a deux ans, lorsque nous avions fait avec l'Office de Tourisme, une animation aux Prés Fichaux au cours d laquelle, nous faisions une reconstitution de l'inauguration de ce jardin par Henri Laudier, et nous devions chanter La Marseillaise ... Certains demandèrent si cela était judicieux, car cet hymne avait une connotation nationaliste. Il a fallut toute ma persuasion et celle de Michel Jardat pour que La Marseillaise soit chantée...
de même, lors d'une autre animation, sur l'année 1900, nous nous sommes demandé si il était judicieux de lever sur un mat le drapeau tricolore, alors que dans cette scène, le maire de Bourges de l'époque arrivait. Finalement ce sera fait. Le drapeau tricolore sera hissé...
Enfin, dans une scène lors d'une animation par les Amis de Jacques Coeur, des mille et une lucioles sur Charles VII, Jean de Berry et Jacques Coeur, nous avions il y a 10 ans, mis en scène Jeanne d'Arc.... Avec le risque de la récupération politique.
Il faut dire que le drapeau tricolore, La Marseillaise et même Jacques d'Arc avaient été Annexé par l'extrême droite et même la laïcité, ce qui était surprenant et désolant.
Ces symboles appartiennent a nous tous, et beaucoup les avaient reniés, il est heureux aujourd'hui dans le drame, qu'ils réapparaissent, c'est le ciment de la France.

15 novembre : la France est en guerre
 
Cette fois, il y a unanimité dans le pays : c'est la guerre. Et si en janvier dernier, beaucoup pensaient utiliser ce vocabulaire, la majorité du pays évoquant un attentat comme la France en a connu dans le passé.
Aujourd'hui avec des centaines de morts et de blessés, le pas est franchi, la guerre contre Daesh est déclarée. Face aux barbares islamistes, il faut un acte fort et officiel, à l'ancienne, d'une déclaration de guerre. Ne pas reproduire Munich en 1938, mais combattre.
Attention une guerre, ça fait des morts et même si on est un pays démocratique, il faudra admettre que nous devons mettre sous le boisseau quelques libertés et rendre les coups.
Chaque fois qu'il y a eu des attentats, on avait le plus souvent fiché les terroristes, on les connaissait, mais ils n'avaient encore rien fait et vaquaient à leur occupation. Non, il faut être plus volontaire et surveiller ou interner ces personnes classées " S ".
J'avais écrit le 1 er septembre dernier sur mon blog :
" Sur le terrorisme d'origine islamique, il est heureux que plusieurs de ces attentats aient été l'œuvre d'islamistes de type pieds nickelés. Perte d'une carte d'identité, une kalachnikov qui s'enraie, et l'un d'entre eux va se tirer une balle dans la jambe, bêtement. Tout cela ne fera de quelques victimes, trop de victimes dont les gens de Charlie. Pourtant de manière statistique, si cette guerre se poursuit, et elle va se poursuivre, il arrivera un jour qu'un islamiste plus futé ou plus chanceux, malheureusement, fera un carnage dans une église, un train, ou lors d'une manifestation avec 200 ou 300 morts. Et c'est à partir de ce moment-là que la société française se révoltera et cherchera l'homme ou la femme providentielle. Le plus grave pour notre démocratie se trouve bien là, car on sent bien qu'une majorité de nos concitoyens est prête à se jeter dans les bras de l'extrême-droite qui ne cesse de monter dans l'opinion. Il en sera fini de la démocratie dans notre pays ".
Nous avons peur, pour nous, nos enfants, nos petits enfants, mais nous devons être plus fermes.
Une guerre, c'est se battre sur le terrain en Irak et en Syrie, mais pas seuls, avec des américains, des russes, d'autres européens, et aussi avec les pays arabes comme les Emirats ou l'Arabie saoudite.
Mais il faut être lucide et lorsque le Qatar met son argent dans des joueurs de football, il faut se réveiller et leur dire " ça suffit ".
Enfin, il faut tout de même appeler un chat un chat et dire que ceux qui tuent nos enfants un vendredi soir dans une salle de concert, ce ne sont pas des bouddhistes, ni des catholiques, non, ce sont des Islamistes. Et même si je sais que beaucoup de musulmans sont pacifistes, il faut bien reconnaître qu'un certain nombre d'entre eux se sont radicalisés et se conduisent en tueurs.
Si l'on connait ces gens-là, si on a des doutes alors il faut les neutraliser par tous les moyens.
Je terminerais en rappelant Claude Lévy Strauss, dans Triste tropique … Je n'avais pas lu la fin de cet ouvrage et c'est Raphaël Enthoven qui l'a rappelé :
"les brefs contacts que j'ai eus avec le monde arabe m'ont inspiré une indéracinable antipathie. " . et d'ajouter " Plus précisément encore, il m'a fallu rencontrer l'Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd'hui la pensée française. ."
" ll m'a fallu rencontrer l'Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd'hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m'obliger à constater combien la France est en train de devenir musulmane. Chez les Musulmans comme chez nous, j'observe la même attitude livresque, le même esprit utopique, et cette conviction obstinée qu'il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en être débarrassé aussitôt. A l'abri d'un rationalisme juridique et formaliste, nous nous construisons pareillement une image du monde et de la société où toutes les difficultés sont justiciables d'une logique artificieuse, et nous ne nous rendons pas compte que l'univers ne se compose plus des objets dont nous parlons. "
C'était en 1955 et c'est très surprenant.

1 er novembre 2015 : Retour d'un séjour aux USA
 
Je reviens d'un séjour de 2 semaines aux Etats Unis, c'est à la fois peu et beaucoup.
Alors quelques remarques les unes positives et encourageantes et d'autres plus critiques à mon sens :
- Première impression en mettant le pied sur le sol américain : ils sont toujours traumatisés par le 11 septembre et les terroristes islamiques. Le passage à la sécurité peut durer plusieurs heures, et il faut ôter tout ce que l'on a sur soi, comme partout les objets de toute sorte dont le portefeuille, ceinture, mouchoir dans une poche et quitter ses chaussures … vous vous retrouvez presque en " Marcel " et caleçon !
Et puis c'est le passeport numérisé, mais cela ne suffit pas, on prend les empreintes digitales de vos 4 doigts de chaque main plus les deux pouces, et enfin, photo du visage. Leur base de données doit être monstrueuse.
- C'est vraiment le royaume de la voiture, si on voit peu de ces grosses voitures des années 1970, l'américain possède une belle voiture, et dans la campagne ou la petite ville, des pick up. Ces voitures sont nickel, bichonnées et on peut penser qu'elles sont nettoyées en permanence …
Quant aux voitures françaises il n'y en a plus … Renault a quitté les USA il y a fort longtemps et Peugeot lui aussi n'est pas présent dans ce pays. Alors on voit des voitures américaines mais surtout des Toyota, Hunday ou Nissan.
- Sur l'urbanisme, les villes comme Los Angeles sont des monstres (une dimension de 100 Km par 90 Km) et si l'architecture du centre-ville est intéressante, ce doit être assez vite invivable. San Francisco semble plus " européen " et plus agréable. Par contre la " campagne " c'est du " n'importe quoi ", si il y a un Plan d'urbanisme, il doit être succinct ou pas appliqué. Sur plusieurs milliers de kilomètres, on voit surtout des zones d'habitation avec des maisons en bois parfois mais surtout des caravanes et autres mobil homes. Ce n'est peut-être pas la misère, mais ça y ressemble !
- C'est aussi le pays de la démesure, du jeu et de l'argent, mais les contrastes sont légions. Ainsi, à San Francisco, on peut voir de grands magasins modernes, et remarquablement agencés avec de grandes marques comme Cartier, Louis Vuitton ou
La richesse étalée ou le tee-shirt de marque est vendu 100 dollars ! et à moins de 100 mètres de ce lieu de luxe, on peut voir couchés sur les massifs ou au coin d'une rue des SDF ou des clochards qui font la manche. La misère est très présente dans le premier pays du monde.
- Sur les armes, et lors de mon séjour, il y a eu en Oregon une tuerie dans un collège, les armes sont donc très présentes, mais ce que j'ai vu, c'est un magasin d'armes, il était immense, et ne vendait pas que des pistolets … Non il vendait des jeeps militaires, des camions et des chars d'assaut, et même des hélicoptères … Du surréaliste !
- Enfin sur le sujet très classique de l'obésité, il y a effectivement de grosses personnes, même très grosses, mais lorsque dans un restaurant on voit ce que les américains mangent, on n'est pas surpris : pas essentiellement du hamburger, mais tout ce qui est ingurgité est enveloppé de mayonnaise et autre ingrédient gras, le tout arrosé d'une boisson sucrée, qui est souvent en libre service.

1 er octobre : les grands équipements
 
Lorsque les maires se révoltent, et surtout lorsqu'il y a parmi eux des gens comme Gérard Colomb le maire PS de Lyon, il faut s'interroger.
Si tout ce qui touche le développement économique doit avoir une ampleur de type agglomération, comme le prévoit la loi, encore faut il que les petits marquis de chaque commune en ait conscience... C'est loin d'être le cas.
Sur les grands équipements, et pour Bourges Plus Plus, c'est la médiathèque, le Palais des Sports, la Maison de la Culture, la future grande piscine ludique, la patinoire, ... c'est l'ensemble de l'agglomération qui doit prendre cela en charge, avec le soucis de l'accès pour les gens qui viendraient d'une commune lointaine, en mettant en place des transports publics, pour éviter que chacun prenne sa voiture par exemple lors d'un grand match de basket.
Ce qui semble a priori choquant actuellement, c'est que le gouvernement veut faire des économies en donnant moins aux collectivités, et cela n'est pas nouveau, mais sans toucher aux services de l'Etat. Si il y a des économies a faire dans les communes, il y en a dans les services de l'Etat, mais la, personne ne veut y toucher.
Comment répartir de manière équitable les économies a faire ? pour l'instant nul n'a su faire.
 
 

1 er septembre : Les mots (ou meaux) de l'été 2015
 
Ces mois d'été ont été marqués au niveau national et international, par deux sujets majeurs qui ont mis le personnel politique en émoi.
Il s'agit de l'arrivée de milliers de personnes, venant du Moyen-Orient (Syrie) ou de l'Afrique, fuyant les guerres civiles ou la pauvreté, et prenant le risque de mourir sur cette route de l'eldorado, de leur eldorado, plutôt que de rester dans leur pays d'origine qui devient invivable.
Le second sujet ce fut bien entendu les risques terroristes pas des islamismes qui ont oublié de lire le coran.
Les hommes politiques, de tous bords ont beaucoup parlé, beaucoup écrit et aucune solution satisfaisante n'est apparu.
Pour les migrants, comme l'on dit aujourd'hui, c'est un phénomène qui semble nouveau alors qu'il ne l'est pas. Dans l'entre-deux-guerres, les italiens qui fuyaient Mussolini et la misère, tout comme les espagnols qui fuyaient la guerre civile de Franco ont souvent provoqué un phénomène de rejet. Et puis, au fil des décennies, ils se sont intégrés et bien intégré à la France, apportant un plus significatif et enrichissant à notre pays.
On remarquera uniquement qu'il s'agissait de ressortissants venant de pays judéo-chrétien, tout comme les polonais qui vont aller travailler du côté de Rosières par exemple.
Que faire ? Bien entendu je n'en sais rien, c'est trop facile de proposer des solutions irréalisables. Il faudra trouver les moyens d'assimiler ces nouveaux arrivants, en essayant toutefois de donner du temps au temps. Mais les images que l'on voit à la télévision, provoquent des sentiments contradictoires, entre le rejet de voir ces populations arriver massivement dans nos pays, et la nécessaire humanité que nous devons à toute personne vivant sur notre planète, quelle qu'elle soit.
Sur le terrorisme d'origine islamique, il est heureux que plusieurs de ces attentats aient été l'œuvre d'islamistes de type pieds nickelés. Perte d'une carte d'identité, une kalachnikov qui s'enraie, et l'un d'entre eux va se tirer une balle dans la jambe, bêtement.
Tout cela ne fera de quelques victimes, trop de victimes dont les gens de Charlie. Pourtant de manière statistique, si cette guerre se poursuit, et elle va se poursuivre, il arrivera un jour qu'un islamiste plus futé ou plus chanceux, malheureusement, fera un carnage dans une église, un train, ou lors d'une manifestation avec 200 ou 300 morts.
Et c'est à partir de ce moment-là que la société française se révoltera et cherchera l'homme ou la femme providentielle. Le plus grave pour notre démocratie se trouve bien là, car on sent bien qu'une majorité de nos concitoyens est prête à se jeter dans les bras de l'extrême-droite qui ne cesse de monter dans l'opinion. Il en sera fini de la démocratie dans notre pays.
L'extrême-droite, avec un programme qui annoncera la fermeture de toutes nos frontières avec l'aide de l'armée, et le renvoi dans leur pays d'origine ou dans des camps d'internement de tous les gens fichés sur les fameuses cartes S, cette extrême droite pourrait devenir majoritaire avec un tel programme irréaliste mais populaire.
Il faut sans doute prendre des mesures plus fermes, de gauche comme de droite, ne plus jouer les bisounours, si l'on ne veut pas être emporté par la vague populiste qui ne cesse de monter.
 

1 er août 2015 Un an après la nouvelle équipe municipale en ordre de marche
 
Après un peu plus d'un an de la nouvelle équipe municipale avec Pascal Blanc, il est intéressant d'analyser la politique locale et de voir la continuité avec l'équipe précédente.
Au regard des premières décisions prises pendant la première année de mandat, on voit des suppressions concernant des animations ayant un caractère, disons élitiste. C'est le cas du festival du film écologique, ou encore de la biennale d'art contemporain. Dans le même temps d'autres animations surgissent comme la course de caisses à savon ou la course à pied en ville appelée trail.
Il y a donc une volonté affirmée de davantage s'appuyer sur les compétences locales, plutôt que sur des événements de venus de loin.
Dans ce domaine, la place au milieu associatif et aux gens du cru devient prédominante. Ce qui est fait est alors très populaire, et cela fonctionne pour les berruyers et autres berrichons.
à partir de ce constat, on peut en déduire que le maire actuel n'est pas dans la continuité de son prédécesseur, mais de Jacques Rimbault. Cela peut sembler paradoxal, et n'avoir pas l'assentiment des gens de gauche de la ville. Et pourtant, les débuts de chacun des mandats sont assez semblables.
Dans chacun des cas, il y eut un problème financier, le lac d'Auron pour M. Rimbaud, la maison de la culture pour M. Blanc. Et dans les deux cas, c'est l'Etat qui était en cause. Jacques Rimbaud pas se battre contre l'Etat 1977 à 1981.
Pascal Blanc, comme chaque Rimbaud s'appuie sur la population, celle qui vient aux rencontres ou aux assises et qui demande la réfection d'un bout de trottoir.
Il y a donc toujours un effet de proximité, mais dans les deux cas, un manque de vision a moyen et long terme de la ville. C'est ce qui les différencie que la période de Serge Lepeltier.
à partir de 1995, Serge Lepeltier va être avant tout un bâtisseur, à la fois par une vision de la ville de Bourges mais aussi en profitant des opportunités. Il y aura des constructions coûteuses, mais largement subventionnées comme l'école de musique, où la patinoire mais aussi des équipements qui ne coûteront rien à la collectivité comme les cinémas CGR, ou encore le centre commercial Avaricum.
Le plan de renouvellement urbain en sera d'ailleurs la vitrine essentielle. Quant à multiplier des petits chantiers, il préférait attendre et refaire, comme l'avenue Marcel Haegelen ou le rond point de la gare, un ensemble complet et homogène.
De plus, avec les nuits lumière ou un été à Bourges, il y avait une forme de professionnalisation dans les animations et autres réalisations.
C'est donc un changement complet qui s'opèrent actuellement, avec une sorte de continuité mais est pas du tout comme cela pouvait être pensé ou envisagé.
Pascal Blanc successeur de Jacques Rimbaud, c'est un sacré paradoxe.
 
 

juillet 2015 : Le noms des morts pour la France à Bourges
 
J'ai assisté avec beaucoup d'émotions a l'inauguration des ajouts sur le monument aux morts de Bourges le 8 juin 2015, il s'agissait en effet d'une série de plaques comportant sur chacune d'elle 3 colonnes avec les noms des Berruyers morts pour la France ou qui habitaient Bourges au moment de leur mort. Et c'est ainsi que furent écrits 1860 noms avec le prénom et l'année du décès.
Ainsi, cet hommage à nos anciens me touchait particulièrement car à la mairie, j'avais milité pendant plusieurs années pour avoir ce résultat.
Comme petit historien local, j'avais bien remarqué, il y a une dizaine d'années de cela que Bourges était une ville qui avait plusieurs monuments aux morts, mais que les noms des morts, poilus de 14 - 18 ou soldats de la guerre de 39-45 n'étaient pas inscrits sur le monument aux morts. C'était d'autant plus choquant que le moindre petit village de France et du Cher possédait son monument aux morts sur lequel étaient gravés le nom de ces gens, jeunes le plus souvent, qui avaient donné leur vie pour notre pays.
Lorsque je posais la question à d'autres élus, ou aux responsables des services, il me fut le plus souvent répondu : " ce n'est pas possible, il y a trop de noms ! " et quand je demandais combien, aucun chiffre n'était donné : on n'en savait rien !
Je m'en étais entretenu dans un premier temps, ce devait être vers 2005, avec le maire Serge Lepeltier, qui était réceptif, l'idée était bonne mais cela ne semblait pas être une priorité. La porte n'était pas fermée, aussi pour convaincre mes collègues élus et surtout " les services " je ramenais de ma ville natale Roanne, des photos du monument aux morts lequel comprenait plusieurs centaines de noms, démontrant que techniquement c'était possible.
Le temps passa et je travaillais mes collègues élus pour lancer ce projet et aussi les anciens combattants que je rencontrais espérant une aide de leur part pour emporter la décision … Mais hormis un " bonne idée ", les réponses étaient évasives, " ça n'intéresse plus grand monde et les poilus, de toute façon, il n'y en a plus ! ".
En janvier 2011, je perdais mon père, il avait 98 ans, et mon fils Christophe voulut savoir ce que fut sa vie et celle de son père, c'est-à-dire mon grand-père. Nous n'en savions rien sinon qu'il était mort dans les tranchées vers Fontenoy en octobre 1914 . Et pendant 3 ans, j'ai fait des recherches sur mon grand-père Alfred, Christophe utilisant les informations désormais numérisées et disponibles sur Internet, tout en allant sur les terrains de cette guerre. Après 3 ans de recherche nous avons tout retrouvé sur la mort d'Alfred, c'était horrible ! J'en ai fait un ouvrage pour ma famille, en une quinzaine d'exemplaires.
Ainsi, entre la volonté d'honorer les morts de Bourges et mon grand père Alfred il y avait une sorte de concordance et je me lançais à nouveau dans l'érection de ces noms sur des plaques. J'avais fait un projet car le maire m'avait dit " où on les mets tes noms ? ", je proposais l'arrière du monument de Verdun œuvre de Popineau, avec des plaques fixées contre le monument.
Le projet avançait lentement, et il prit la vitesse supérieure à la suite d'une loi en 2012 imposant aux communes d'avoir les noms de leurs " morts pour la France " …
Je sentis alors que j'avais gagné d'autant qu'une autre personne à Bourges était aussi passionnée que moi sur cette affaire, c'était Michel Coquery, qui fit plusieurs billets reproduits dans le Berry Républicain réclamant les inscriptions de nos morts pour la France ;
Il fallait trouver aussi les noms à peindre ou à graver et là, ce furent les archives municipales qui se mirent au travail avec Mme Gaillot et son personnel dont Christophe Gratias.
Ils firent un travail considérable et cela va aboutir à 1860 noms, de la guerre de 14 - 18 à nos jours.
Techniquement le projet avançait et il fut question un temps, je ne sais qui avait eu l'idée, de faire deux ailes à l'arrière du monument aux morts sur le jardin des panneaux avec les noms gravés…. J'eu assez peur avec la nouvelle municipalité et les nécessaires économies, même si tout avait été voté sous l'ére Lepeltier.
N'étant plus élu, à partir de mai 2014, je poursuivais mon lobbying et je pensais que tout pourrait être fait et inauguré en 2014 pour les 100 ans de la guerre .
Samuel Antoine fit un nouveau projet, et les travaux commencèrent mais comme souvent ils trainèrent … Quelques craintes, mais les délais sont rarement tenus. Cette fois c'est le graveur qui était en retard.
Le résultat est tout à fait remarquable, c'est à la fois discret et informatif et ce sont 1860 noms qui sont ainsi désormais honorés.
J'étais assez fier d'avoir contribué à cette extension du monument aux morts.

1 er juin :Réflexions personnelles sur la Maison de la Culture et sur la piscine Robinson
 
Ayant été adjoint de Bourges pendant 19 ans, avec Serge Lepeltier, ces derniers mois, beaucoup me posent des questions sur les finances de la ville et sur les décisions prises par les élus actuels.
Je suis très embarrassé, pour plusieurs raisons.
Il n'est pas simple de suivre des dossiers lorsque vous n'avez pas toutes les données, c'est le cas de la Maison de la Culture, que j'ai pourtant suivi en 2013, mais des éléments nouveaux sont sans doute intervenus, et en particulier le prix de 36 millions d'euros. Quant à la piscine Robinson, je ne connais pas trop la situation réelle de la ville au niveau des finances pour savoir si l'économie de 50 000 euros de travaux plus 150 000 euros de frais de fonctionnement est supportable.
Pour la Maison de la Culture, les positions entre deux fractions du milieu culturel Berruyer sont inconciliables. Pour les uns, il faut la reconstruire ailleurs sur Séraucourt, comme cela a été voté en Conseil municipal en 2013 et pour les autres, sur le site lui-même.
J'avoue que j'avais fait la proposition suivante, il y a fort longtemps : on démoli pierre par pierre l'ancienne maison, on construit un nouvel ensemble puis on remet les briques rouge en façade comme l'actuel bâtiment. Si il faut des hauteurs de scène trop importante, alors la notion de scène nationale n'est pas indispensable, à mon sens. Mais un nouveau bâtiment, c'était sans doute une position courageuse sur l'avenir.De plus je ne pensais pas que les arbres poseraienbt de tels problèmes.
Aujourd'hui, que faire ? Où passer en force avec abattage des arbres et construction du nouvel édifice, mais c'est couper la ville en deux. Sinon, refaire des études comparatives, et on repart pour un ou deux ans... Non, il n'y a plus de solution acceptable.
Sur la piscine Robinson, la piscine est vétuste mais utilisable avec quelques milliers d'euros par an de travaux, comme cela se fait depuis des années. Car il a fallut choisir entre le Centre nautique Raymond Boisdé et Robinson, et si les travaux importants et coûteux du centre nautique n'avaient pas été faits, alors il aurait été condamné. Le choix a été fait.
Aujourd'hui, j'aurais maintenu 1 an Robinson, puis cherché une solution acceptable et peut-être fermer à la saison prochaine, maisen cherchant d'autres solutions comme la plage du Val d'Auron ou un complexe privé dans cette même zone à l'image de Saint Amand.
Politiquement, sur Robinson, il serait nécessaire de réunir une "Commission générale" qui comprend tous les élus, hors la presse et hors le public, et de discuter sur un sujet et un seul, avec des chiffres et ... une dose de bonne volonté de chaque élu.
J'en ai connu 3 ou 4, de ces commissions générales et c'est assez efficace si c'est bien préparé.
Car on ne peut pas penser qu'à Bourges, toute décision du maire soit contestée, il faut un minimum de consensus, et aujourd'hui, ce n'est pas le cas, avec l'opposition qui s'oppose, c'est son rôle mais aussi une partie de ce qui fut la majorité qui s'oppose aussi.
On peut trouver des solutions pour Robinson, mais pour la Maison de la Culture, la fracture est sans doute trop forte.
En tout cas, je n'ai pas beaucoup de solutions, et je le regrette.

1 er mai : écrire ou pas ?
 
On vit dans une drôle de société, même en Berry, il n'y a plus de veillées, et comme ailleurs en particulier les plus jeunes utilisent Internet et toutes ses possibilités de Facebook a twitter, pour communiquer avec ses amis ou avec le monde entier.
En fait, c'est une sensation nouvelle, faite de solitude profonde, avec la conviction de dialoguer et de participer à une vraie vie sociale.
Quelle erreur, avec la première conséquence : " on " n'écrit plus, " on " se contente d'envoyer quelques mots plus ou moins tronqués du style " bjr " ou " biz " ou le célèbre " Lol ", et on ne fait plus de phrases, ajoutant même des " amicotons " parfois amusant. C'est une régression littéraire et Victor Hugo, Voltaire ou Zola doivent se retourner dans leur tombe en voyant les conversations écrites sur Facebook.
La nature humaine étant ce qu'elle est, il y a tout de même un " manque ", car l'homme comme d'autres espèces a besoin de l'autre. La vie cloisonnée ou d'ermite est restée au cours du temps assez marginale. Alors il faut, après ces grands moments de solitude devant son ordi, sa tablette ou son smartphone retrouver un peu de sociabilité.
Et c'est là que le sujet devient cocasse
En effet, ce besoin, pour casser sa solitude, c'est la participation massive et le plus souvent organisée et même traditionnelle à des évènements collectifs et en nombre.
Ce sera le cas, sans remonter aux temps anciens, à la fête de la musique de Jack Lang qui draine par exemple à Bourges comme à Paris, des milliers de personnes qui aiment pas spécialement la musique, mais ils se retrouvent à flâner, dans les rues, avec la sensation d'être avec les autres, et sans aucune hiérarchie. Rue Moyenne, le directeur de MBDA peut côtoyer la caissière du super marché ou l'ajusteur du bâtiment 11 de son usine, et c'est une soirée festive de grande fraternité, au sens de 1789 ! Quant à la musique, ce n'est qu'un prétexte…
De même le Printemps de Bourges c'est le rassemblement des différentes tribus de l'univers musical et on vient au Printemps depuis bientôt 40 ans, génération après génération pour " être ensemble ", pour se retrouver, pour communier en écoutant, selon son âge, Gréco, Thiéfaine ou Black M.
Autre exemple, le Marathon de Paris début avril, a rassemblé près de 50 000 personnes pour courir 42 kilomètres, et le succès est toujours aussi considérable. On est entre nous, entre coureurs, amateurs la plupart du temps, et c'est cet effet de foule en particulier au départ qui est passionnant.
Alors à Bourges, les deux évènements de la nouvelle municipalité, la course de caisse à savon ou le trail urbain, auront un succès populaire car ils entrent dans cette catégorie d'animation populaire qui ne réclame aucune compétence, aucun don particulier et surtout loin de tout aspect culturel ;
C'est à la fois encourageant, les Berruyers vont sortir de leur télé " et de leur ordi, et venir en masse à ces deux manifestations, et consternants, car c'est faire du nivèlement par le bas.
Et c'est ainsi que notre société, si géniale dans le domaine de la technique, comme de l'informatique, est en régression au plan de la vie sociale et du comportement humaniste.
 
 

1 er avril : les impôts à Bourges
 
Ces dernières semaines, j'étais assez surpris par le discours de M le Maire, au sujet des impôts à Bourges et du déni sur leur augmentation en 2015, dans les discours entendus. Il semble qu'il y ait eu une inflexion lors du dernier Conseil municipal, avec un "j'assume" qui me semble important.
Pourquoi ne pas dire tout simplement que la situation des finances de la ville s'est avérée être plus dégradées que ce qui pouvait être prévus lors de la campagne électorale, aussi arrivant aux affaires, il y avait une certaine logique à augmenter les impôts pour faire face aux dépenses et répondre aux demandes des Berruyers dans des domaines très variés.
Et le choix de les augmenter sur une taxe de 83 euros par habitation n'était pas illogique. Même si il y avait d'autres possibilités.
Donc la situation devrait être très claire.
" Moi Maire de Bourges, pour faire face à la situation de notre ville, j'augmente les impôts, compte tenu des éléments que j'ai trouvé, et je regrette de m'être trop avancé sur ce point, et nous allons tout faire pour retrouver, par des économies, une situation saine "
Il n'y a pas crime lorsque l'on augmente les impôts surtout en début de mandat, mais ensuite, il faut expliquer ce que l'on va faire de vos impôts, sur le plan social, culturel, de la vie de tous les jours jusqu'au rebouchages des trous dans les trottoirs.
 
 

1 er mars 2015 : Le Centre Commercial AVARICUM
 
Après l'inauguration du Centre commercial Avaricum, j'aurais voulu simplement apporter quelques précisions sur les débuts du projet.
Tout commence lors de la campagne électorale des municipales dans laquelle Serge Lepetier est à l'écoute et il est toujours à la recherche d'un grand parking en centre ville. Finalement, après avoir fait du porte à porte dans les grands immeubles d'Avaricum et quelques discussions entre élus, il en vient à penser que ce lieu ferait un bon espace pour un parking souterrain de 1000 places, et au dessus, quelques commerces, 5000 m2 et quelques logements.
Cela permet de travailler le sujet et je me retrouve comme adjoint à l'urbanisme en première ligne, après le décès de notre collègue Andrée Depont. Ainsi, je vais animer puis suivre les 15 réunions publiques des trois ou quatre premières années, pour expliquer aux locataires des HLM qu'ils seront reloger sur place ou à proximité, puis aux commerçants de la rue Mirebeau qu'un tel projet serait bénéfique pour eux. Enfin, aux riverains comme les Acacias que les travaux qui dureront 5 ans ne seront pas trop perturbant.
Quelle galère que ces réunions,il y a souvent Yvon Mautret, le maire Serge Lepeltier et puis la présence de François Pouply qui va suivre l'ensemble du début à aujourd'hui : il est bien le seul rescapé de l'aventure ! tout le monde avait des griefs contre le projet : 5000 m2 de surface commerciale, c'est trop grand pour les uns, trop petits pour les autres.
Lorsque le bureau d'études de Grenoble Groupe 6 vient présenter ses premières analyses sur un double parking souterrain à 4 étages avec l'Yèvrette au milieu, et que le spécialiste était anglais et parlait d'Avaricoum, les berrichons présents ne comprenaient rien et je devais reprendre la réunion.
Et puis, c'est l'élaboration de 3 scénari et donc 3 à projets avec en plus des virées ultra rapides en Hollande, au Portugal, où en France pour voir des sites commerciaux en centre ville. Nous ferons ainsi Bourges - Aix en Provence - Rennes - Bourges dans la journée, tout comme Bourges-Aveiro au Portugal quelques semaines plus tard ! J'irais aussi 2 fois à Vichy ...
Les locataires sont unanimement contre la démolition des immeubles que je vais, avec M le maire, les visiter un à un ! pas simple. Tous ou presque dans les premiers mois veulent une réhabilitation et non une démolition.
Trois projets sont définis et arrivent, avec trois scénarios, au fil de l'eau, une nouvelle limite historique et un centre commercial. Et la ville va choisir la nouvelle limite historique, avec des cheminements piétonniers pavés très larges et de qualité, il y aura un supermarché de 2500 M2 et 4 ou 5 magasins d'un total de 2500 M2, puis 2 parking souterrains avec 1000 places au total et des petits immeubles d'une centaine de logements et un hôtel de 80 à 100 chambres.
Le coût est estimé à 30 millions d'euros.
Nous étions en 2003 ... ça ne va pas se passer aussi simplement.

février 2015 : être élu, un vrai travail
 
Attention messieurs les élus, gérer une ville ce n'est pas se pavaner rue Moyenne ou assister en rang serré aux barnums ou rencontres, c'est aussi travailler les dossiers, et répondre aux demandes des berruyers.
Dans les 3 mandats précédents, et je parle en historien local, il y avait des atouts, en particuliers d'élus qui avaient une connaissance parfaite de leur ville. Lors du premier mandat, seuls Serge Lepeltier et Yvon Mautret avaient une expérience d'élu municipaux, mais autour d'eux, des élus comme PA Aubrun ou Roland Chamiot qui connaissaient leur ville de manière approfondie, autour d'eux, des spécialistes comme A. Margotin ou Jean Marie Nunez sans oublier le côté " relationnel parisien " de Mme Deniau, souvent utile dans le domaine de l'enseignement supérieur.
Bref une équipe fragile mais qui avait un vrai bagage.
Par la suite, il y eut trois phénomènes différents :
- l'emprise de Serge Lepeltier avec une clairvoyance et un vrai sens politique profitant des opportunités dans tous les domaines, école d'ingénieur, Prado …
- une sorte de grande lessive, avec des départs, pour des causes souvent politiques, où qui pensaient qu'un élu, c'était des honneurs plus que des contraintes. Par charité, je ne donnerais pas de noms.
- Et puis, ceux qui avaient résisté, se sont appuyés sur quelques anciens, que j'ai déjà nommé et sur leur travail ; Il est incontestable que certaines délégations ne peuvent se faire qu'à temps plein ou presque.
J'ai été pendant un mandat, mais un seul, adjoint au tourisme, ça va, plus l'écologie, ça va encore et enfin en plus l'urbanisme … c'était trop, d'autant que nous étions en pleine période du début du PRU et d'Avaricum !
Alors dans ces cas, extrêmes, je le reconnais, on ne peut qu'être à temps plein et travailler à fond avec le cabinet, le directeur général des services et les directeurs des domaines de compétence.
En discutant parfois avec des élus qui ont des responsabilités, j'ai l'impression qu'ils n'avaient pas connaissance du travail de l'élu, mais rien n'est perdu, il faut qu'ils apprennent.
janvier 2015 : droits et devoirs des élus locaux
 
M. Eric de Montgolfier dans son billet du BR traitait de la condamnation du maire de La Fautes sur Mer, a la suite de la catastrophe qui fit 29 morts ;
Ayant été adjoint à l'urbanisme à Bourges pendant 6 ans, je suis sensible à ce sujet, et je mesure l'émotion de ce jugement, 4 ans de prison ferme parmi les élus de la République ;
Il y a eu des erreurs de la part de ce maire, c'est certain, et ce laxisme dans la délivrance des permis de construire dans des zone situées à 1 mètre sous le niveau de la mer fut criminelle, et méritait une sanction.
Mais je ferais remarquer deux éléments importants :
-Lorsque l'on signe un permis de construire, l'Etat, par les services compétents de la préfecture, vérifie la conformité de la décision. Et c'est une bonne chose. Mais alors, dans le procès, les services de l'Etat n'ont pas été inquiétés ; Il s'agit à mon sens d'une erreur de justice
-Les lois, les décrets, les arrêtés sont multiples et de plus en plus compliqués à comprendre et surtout à appliquer. Pas par bravade, mais par complexité.
-Et puis, dans une ville, il y a des services techniques avec des ingénieurs et techniciens et même des juristes, aussi en cas de difficulté et de doute, l'élu peut toujours se faire aider et conseiller par ces hommes de l'art, qui sont, comme a Bourges particulièrement compétents. Mais dans un village, c'est le maire qui fait tout, doit tout savoir, et parfois se laisser aller à des signatures de permis aux limites ou en dehors de la loi !
Alors, on me dit que demain on ne trouvera plus personne pour se présenter comme maire ou comme élu, compte tenu des responsabilités, mais non, c'est une fable, il y a toujours autant de prétendants
Pour conclure, nous sommes au dixième anniversaire d'Outreau, cette lamentable affaire qui fut la honte de notre justice.
A suivre
ANNEE 2015 Les écrits du blog de Roland Narboux de Bourges
Je reviens d'un séjour de 2 semaines aux Etats Unis, c'est à la fois peu et beaucoup.
Alors quelques remarques les unes positives et encourageantes et d'autres plus critiques à mon sens :
- Première impression en mettant le pied sur le sol américain : ils sont toujours traumatisés par le 11 septembre et les terroristes islamiques. Le passage à la sécurité peut durer plusieurs heures, et il faut ôter tout ce que l'on a sur soi, comme partout les objets de toute sorte dont le portefeuille, ceinture, mouchoir dans une poche et quitter ses chaussures … vous vous retrouvez presque en " Marcel " et caleçon !
Et puis c'est le passeport numérisé, mais cela ne suffit pas, on prend les empreintes digitales de vos 4 doigts de chaque main plus les deux pouces, et enfin, photo du visage. Leur base de données doit être monstrueuse.
- C'est vraiment le royaume de la voiture, si on voit peu de ces grosses voitures des années 1970, l'américain possède une belle voiture, et dans la campagne ou la petite ville, des pick up. Ces voitures sont nickel, bichonnées et on peut penser qu'elles sont nettoyées en permanence …
Quant aux voitures françaises il n'y en a plus … Renault a quitté les USA il y a fort longtemps et Peugeot lui aussi n'est pas présent dans ce pays. Alors on voit des voitures américaines mais surtout des Toyota, Hunday ou Nissan.
- Sur l'urbanisme, les villes comme Los Angeles sont des monstres (une dimension de 100 Km par 90 Km) et si l'architecture du centre-ville est intéressante, ce doit être assez vite invivable. San Francisco semble plus " européen " et plus agréable. Par contre la " campagne " c'est du " n'importe quoi ", si il y a un Plan d'urbanisme, il doit être succinct ou pas appliqué. Sur plusieurs milliers de kilomètres, on voit surtout des zones d'habitation avec des maisons en bois parfois mais surtout des caravanes et autres mobil homes. Ce n'est peut-être pas la misère, mais ça y ressemble !
- C'est aussi le pays de la démesure, du jeu et de l'argent, mais les contrastes sont légions. Ainsi, à San Francisco, on peut voir de grands magasins modernes, et remarquablement agencés avec de grandes marques comme Cartier, Louis Vuitton ou
La richesse étalée ou le tee-shirt de marque est vendu 100 dollars ! et à moins de 100 mètres de ce lieu de luxe, on peut voir couchés sur les massifs ou au coin d'une rue des SDF ou des clochards qui font la manche. La misère est très présente dans le premier pays du monde.
- Sur les armes, et lors de mon séjour, il y a eu en Oregon une tuerie dans un collège, les armes sont donc très présentes, mais ce que j'ai vu, c'est un magasin d'armes, il était immense, et ne vendait pas que des pistolets … Non il vendait des jeeps militaires, des camions et des chars d'assaut, et même des hélicoptères … Du surréaliste !
- Enfin sur le sujet très classique de l'obésité, il y a effectivement de grosses personnes, même très grosses, mais lorsque dans un restaurant on voit ce que les américains mangent, on n'est pas surpris : pas essentiellement du hamburger, mais tout ce qui est ingurgité est enveloppé de mayonnaise et autre ingrédient gras, le tout arrosé d'une boisson sucrée, qui est souvent en libre service.

1 er septembre :Les mots (ou meaux) de l'été 2015
 
Ces mois d'été ont été marqués au niveau national et international, par deux sujets majeurs qui ont mis le personnel politique en émoi.
Il s'agit de l'arrivée de milliers de personnes, venant du Moyen-Orient (Syrie) ou de l'Afrique, fuyant les guerres civiles ou la pauvreté, et prenant le risque de mourir sur cette route de l'eldorado, de leur eldorado, plutôt que de rester dans leur pays d'origine qui devient invivable.
Le second sujet ce fut bien entendu les risques terroristes pas des islamismes qui ont oublié de lire le coran.
Les hommes politiques, de tous bords ont beaucoup parlé, beaucoup écrit et aucune solution satisfaisante n'est apparu.
Pour les migrants, comme l'on dit aujourd'hui, c'est un phénomène qui semble nouveau alors qu'il ne l'est pas. Dans l'entre-deux-guerres, les italiens qui fuyaient Mussolini et la misère, tout comme les espagnols qui fuyaient la guerre civile de Franco ont souvent provoqué un phénomène de rejet. Et puis, au fil des décennies, ils se sont intégrés et bien intégré à la France, apportant un plus significatif et enrichissant à notre pays.
On remarquera uniquement qu'il s'agissait de ressortissants venant de pays judéo-chrétien, tout comme les polonais qui vont aller travailler du côté de Rosières par exemple.
Que faire ? Bien entendu je n'en sais rien, c'est trop facile de proposer des solutions irréalisables. Il faudra trouver les moyens d'assimiler ces nouveaux arrivants, en essayant toutefois de donner du temps au temps. Mais les images que l'on voit à la télévision, provoquent des sentiments contradictoires, entre le rejet de voir ces populations arriver massivement dans nos pays, et la nécessaire humanité que nous devons à toute personne vivant sur notre planète, quelle qu'elle soit.
Sur le terrorisme d'origine islamique, il est heureux que plusieurs de ces attentats aient été l'œuvre d'islamistes de type pieds nickelés. Perte d'une carte d'identité, une kalachnikov qui s'enraie, et l'un d'entre eux va se tirer une balle dans la jambe, bêtement.
Tout cela ne fera de quelques victimes, trop de victimes dont les gens de Charlie. Pourtant de manière statistique, si cette guerre se poursuit, et elle va se poursuivre, il arrivera un jour qu'un islamiste plus futé ou plus chanceux, malheureusement, fera un carnage dans une église, un train, ou lors d'une manifestation avec 200 ou 300 morts.
Et c'est à partir de ce moment-là que la société française se révoltera et cherchera l'homme ou la femme providentielle. Le plus grave pour notre démocratie se trouve bien là, car on sent bien qu'une majorité de nos concitoyens est prête à se jeter dans les bras de l'extrême-droite qui ne cesse de monter dans l'opinion. Il en sera fini de la démocratie dans notre pays.
L'extrême-droite, avec un programme qui annoncera la fermeture de toutes nos frontières avec l'aide de l'armée, et le renvoi dans leur pays d'origine ou dans des camps d'internement de tous les gens fichés sur les fameuses cartes S, cette extrême droite pourrait devenir majoritaire avec un tel programme irréaliste mais populaire.
Il faut sans doute prendre des mesures plus fermes, de gauche comme de droite, ne plus jouer les bisounours, si l'on ne veut pas être emporté par la vague populiste qui ne cesse de monter.
 

1 er août 2015 Un an après la nouvelle équipe municipale en ordre de marche
 
Après un peu plus d'un an de la nouvelle équipe municipale avec Pascal Blanc, il est intéressant d'analyser la politique locale et de voir la continuité avec l'équipe précédente.
Au regard des premières décisions prises pendant la première année de mandat, on voit des suppressions concernant des animations ayant un caractère, disons élitiste. C'est le cas du festival du film écologique, ou encore de la biennale d'art contemporain. Dans le même temps d'autres animations surgissent comme la course de caisses à savon ou la course à pied en ville appelée trail.
Il y a donc une volonté affirmée de davantage s'appuyer sur les compétences locales, plutôt que sur des événements de venus de loin.
Dans ce domaine, la place au milieu associatif et aux gens du cru devient prédominante. Ce qui est fait est alors très populaire, et cela fonctionne pour les berruyers et autres berrichons.
à partir de ce constat, on peut en déduire que le maire actuel n'est pas dans la continuité de son prédécesseur, mais de Jacques Rimbault. Cela peut sembler paradoxal, et n'avoir pas l'assentiment des gens de gauche de la ville. Et pourtant, les débuts de chacun des mandats sont assez semblables.
Dans chacun des cas, il y eut un problème financier, le lac d'Auron pour M. Rimbaud, la maison de la culture pour M. Blanc. Et dans les deux cas, c'est l'Etat qui était en cause. Jacques Rimbaud pas se battre contre l'Etat 1977 à 1981.
Pascal Blanc, comme chaque Rimbaud s'appuie sur la population, celle qui vient aux rencontres ou aux assises et qui demande la réfection d'un bout de trottoir.
Il y a donc toujours un effet de proximité, mais dans les deux cas, un manque de vision a moyen et long terme de la ville. C'est ce qui les différencie que la période de Serge Lepeltier.
à partir de 1995, Serge Lepeltier va être avant tout un bâtisseur, à la fois par une vision de la ville de Bourges mais aussi en profitant des opportunités. Il y aura des constructions coûteuses, mais largement subventionnées comme l'école de musique, où la patinoire mais aussi des équipements qui ne coûteront rien à la collectivité comme les cinémas CGR, ou encore le centre commercial Avaricum.
Le plan de renouvellement urbain en sera d'ailleurs la vitrine essentielle. Quant à multiplier des petits chantiers, il préférait attendre et refaire, comme l'avenue Marcel Haegelen ou le rond point de la gare, un ensemble complet et homogène.
De plus, avec les nuits lumière ou un été à Bourges, il y avait une forme de professionnalisation dans les animations et autres réalisations.
C'est donc un changement complet qui s'opèrent actuellement, avec une sorte de continuité mais est pas du tout comme cela pouvait être pensé ou envisagé.
Pascal Blanc successeur de Jacques Rimbaud, c'est un sacré paradoxe.
 
 

juillet 2015 : Le noms des morts pour la France à Bourges
 
J'ai assisté avec beaucoup d'émotions a l'inauguration des ajouts sur le monument aux morts de Bourges le 8 juin 2015, il s'agissait en effet d'une série de plaques comportant sur chacune d'elle 3 colonnes avec les noms des Berruyers morts pour la France ou qui habitaient Bourges au moment de leur mort. Et c'est ainsi que furent écrits 1860 noms avec le prénom et l'année du décès.
Ainsi, cet hommage à nos anciens me touchait particulièrement car à la mairie, j'avais milité pendant plusieurs années pour avoir ce résultat.
Comme petit historien local, j'avais bien remarqué, il y a une dizaine d'années de cela que Bourges était une ville qui avait plusieurs monuments aux morts, mais que les noms des morts, poilus de 14 - 18 ou soldats de la guerre de 39-45 n'étaient pas inscrits sur le monument aux morts. C'était d'autant plus choquant que le moindre petit village de France et du Cher possédait son monument aux morts sur lequel étaient gravés le nom de ces gens, jeunes le plus souvent, qui avaient donné leur vie pour notre pays.
Lorsque je posais la question à d'autres élus, ou aux responsables des services, il me fut le plus souvent répondu : " ce n'est pas possible, il y a trop de noms ! " et quand je demandais combien, aucun chiffre n'était donné : on n'en savait rien !
Je m'en étais entretenu dans un premier temps, ce devait être vers 2005, avec le maire Serge Lepeltier, qui était réceptif, l'idée était bonne mais cela ne semblait pas être une priorité. La porte n'était pas fermée, aussi pour convaincre mes collègues élus et surtout " les services " je ramenais de ma ville natale Roanne, des photos du monument aux morts lequel comprenait plusieurs centaines de noms, démontrant que techniquement c'était possible.
Le temps passa et je travaillais mes collègues élus pour lancer ce projet et aussi les anciens combattants que je rencontrais espérant une aide de leur part pour emporter la décision … Mais hormis un " bonne idée ", les réponses étaient évasives, " ça n'intéresse plus grand monde et les poilus, de toute façon, il n'y en a plus ! ".
En janvier 2011, je perdais mon père, il avait 98 ans, et mon fils Christophe voulut savoir ce que fut sa vie et celle de son père, c'est-à-dire mon grand-père. Nous n'en savions rien sinon qu'il était mort dans les tranchées vers Fontenoy en octobre 1914 . Et pendant 3 ans, j'ai fait des recherches sur mon grand-père Alfred, Christophe utilisant les informations désormais numérisées et disponibles sur Internet, tout en allant sur les terrains de cette guerre. Après 3 ans de recherche nous avons tout retrouvé sur la mort d'Alfred, c'était horrible ! J'en ai fait un ouvrage pour ma famille, en une quinzaine d'exemplaires.
Ainsi, entre la volonté d'honorer les morts de Bourges et mon grand père Alfred il y avait une sorte de concordance et je me lançais à nouveau dans l'érection de ces noms sur des plaques. J'avais fait un projet car le maire m'avait dit " où on les mets tes noms ? ", je proposais l'arrière du monument de Verdun œuvre de Popineau, avec des plaques fixées contre le monument.
Le projet avançait lentement, et il prit la vitesse supérieure à la suite d'une loi en 2012 imposant aux communes d'avoir les noms de leurs " morts pour la France " …
Je sentis alors que j'avais gagné d'autant qu'une autre personne à Bourges était aussi passionnée que moi sur cette affaire, c'était Michel Coquery, qui fit plusieurs billets reproduits dans le Berry Républicain réclamant les inscriptions de nos morts pour la France ;
Il fallait trouver aussi les noms à peindre ou à graver et là, ce furent les archives municipales qui se mirent au travail avec Mme Gaillot et son personnel dont Christophe Gratias.
Ils firent un travail considérable et cela va aboutir à 1860 noms, de la guerre de 14 - 18 à nos jours.
Techniquement le projet avançait et il fut question un temps, je ne sais qui avait eu l'idée, de faire deux ailes à l'arrière du monument aux morts sur le jardin des panneaux avec les noms gravés…. J'eu assez peur avec la nouvelle municipalité et les nécessaires économies, même si tout avait été voté sous l'ére Lepeltier.
N'étant plus élu, à partir de mai 2014, je poursuivais mon lobbying et je pensais que tout pourrait être fait et inauguré en 2014 pour les 100 ans de la guerre .
Samuel Antoine fit un nouveau projet, et les travaux commencèrent mais comme souvent ils trainèrent … Quelques craintes, mais les délais sont rarement tenus. Cette fois c'est le graveur qui était en retard.
Le résultat est tout à fait remarquable, c'est à la fois discret et informatif et ce sont 1860 noms qui sont ainsi désormais honorés.
J'étais assez fier d'avoir contribué à cette extension du monument aux morts.

1 er juin :Réflexions personnelles sur la Maison de la Culture et sur la piscine Robinson
 
Ayant été adjoint de Bourges pendant 19 ans, avec Serge Lepeltier, ces derniers mois, beaucoup me posent des questions sur les finances de la ville et sur les décisions prises par les élus actuels.
Je suis très embarrassé, pour plusieurs raisons.
Il n'est pas simple de suivre des dossiers lorsque vous n'avez pas toutes les données, c'est le cas de la Maison de la Culture, que j'ai pourtant suivi en 2013, mais des éléments nouveaux sont sans doute intervenus, et en particulier le prix de 36 millions d'euros. Quant à la piscine Robinson, je ne connais pas trop la situation réelle de la ville au niveau des finances pour savoir si l'économie de 50 000 euros de travaux plus 150 000 euros de frais de fonctionnement est supportable.
Pour la Maison de la Culture, les positions entre deux fractions du milieu culturel Berruyer sont inconciliables. Pour les uns, il faut la reconstruire ailleurs sur Séraucourt, comme cela a été voté en Conseil municipal en 2013 et pour les autres, sur le site lui-même.
J'avoue que j'avais fait la proposition suivante, il y a fort longtemps : on démoli pierre par pierre l'ancienne maison, on construit un nouvel ensemble puis on remet les briques rouge en façade comme l'actuel bâtiment. Si il faut des hauteurs de scène trop importante, alors la notion de scène nationale n'est pas indispensable, à mon sens. Mais un nouveau bâtiment, c'était sans doute une position courageuse sur l'avenir.De plus je ne pensais pas que les arbres poseraienbt de tels problèmes.
Aujourd'hui, que faire ? Où passer en force avec abattage des arbres et construction du nouvel édifice, mais c'est couper la ville en deux. Sinon, refaire des études comparatives, et on repart pour un ou deux ans... Non, il n'y a plus de solution acceptable.
Sur la piscine Robinson, la piscine est vétuste mais utilisable avec quelques milliers d'euros par an de travaux, comme cela se fait depuis des années. Car il a fallut choisir entre le Centre nautique Raymond Boisdé et Robinson, et si les travaux importants et coûteux du centre nautique n'avaient pas été faits, alors il aurait été condamné. Le choix a été fait.
Aujourd'hui, j'aurais maintenu 1 an Robinson, puis cherché une solution acceptable et peut-être fermer à la saison prochaine, maisen cherchant d'autres solutions comme la plage du Val d'Auron ou un complexe privé dans cette même zone à l'image de Saint Amand.
Politiquement, sur Robinson, il serait nécessaire de réunir une "Commission générale" qui comprend tous les élus, hors la presse et hors le public, et de discuter sur un sujet et un seul, avec des chiffres et ... une dose de bonne volonté de chaque élu.
J'en ai connu 3 ou 4, de ces commissions générales et c'est assez efficace si c'est bien préparé.
Car on ne peut pas penser qu'à Bourges, toute décision du maire soit contestée, il faut un minimum de consensus, et aujourd'hui, ce n'est pas le cas, avec l'opposition qui s'oppose, c'est son rôle mais aussi une partie de ce qui fut la majorité qui s'oppose aussi.
On peut trouver des solutions pour Robinson, mais pour la Maison de la Culture, la fracture est sans doute trop forte.
En tout cas, je n'ai pas beaucoup de solutions, et je le regrette.

1 er mai : écrire ou pas ?
 
On vit dans une drôle de société, même en Berry, il n'y a plus de veillées, et comme ailleurs en particulier les plus jeunes utilisent Internet et toutes ses possibilités de Facebook a twitter, pour communiquer avec ses amis ou avec le monde entier.
En fait, c'est une sensation nouvelle, faite de solitude profonde, avec la conviction de dialoguer et de participer à une vraie vie sociale.
Quelle erreur, avec la première conséquence : " on " n'écrit plus, " on " se contente d'envoyer quelques mots plus ou moins tronqués du style " bjr " ou " biz " ou le célèbre " Lol ", et on ne fait plus de phrases, ajoutant même des " amicotons " parfois amusant. C'est une régression littéraire et Victor Hugo, Voltaire ou Zola doivent se retourner dans leur tombe en voyant les conversations écrites sur Facebook.
La nature humaine étant ce qu'elle est, il y a tout de même un " manque ", car l'homme comme d'autres espèces a besoin de l'autre. La vie cloisonnée ou d'ermite est restée au cours du temps assez marginale. Alors il faut, après ces grands moments de solitude devant son ordi, sa tablette ou son smartphone retrouver un peu de sociabilité.
Et c'est là que le sujet devient cocasse
En effet, ce besoin, pour casser sa solitude, c'est la participation massive et le plus souvent organisée et même traditionnelle à des évènements collectifs et en nombre.
Ce sera le cas, sans remonter aux temps anciens, à la fête de la musique de Jack Lang qui draine par exemple à Bourges comme à Paris, des milliers de personnes qui aiment pas spécialement la musique, mais ils se retrouvent à flâner, dans les rues, avec la sensation d'être avec les autres, et sans aucune hiérarchie. Rue Moyenne, le directeur de MBDA peut côtoyer la caissière du super marché ou l'ajusteur du bâtiment 11 de son usine, et c'est une soirée festive de grande fraternité, au sens de 1789 ! Quant à la musique, ce n'est qu'un prétexte…
De même le Printemps de Bourges c'est le rassemblement des différentes tribus de l'univers musical et on vient au Printemps depuis bientôt 40 ans, génération après génération pour " être ensemble ", pour se retrouver, pour communier en écoutant, selon son âge, Gréco, Thiéfaine ou Black M.
Autre exemple, le Marathon de Paris début avril, a rassemblé près de 50 000 personnes pour courir 42 kilomètres, et le succès est toujours aussi considérable. On est entre nous, entre coureurs, amateurs la plupart du temps, et c'est cet effet de foule en particulier au départ qui est passionnant.
Alors à Bourges, les deux évènements de la nouvelle municipalité, la course de caisse à savon ou le trail urbain, auront un succès populaire car ils entrent dans cette catégorie d'animation populaire qui ne réclame aucune compétence, aucun don particulier et surtout loin de tout aspect culturel ;
C'est à la fois encourageant, les Berruyers vont sortir de leur télé " et de leur ordi, et venir en masse à ces deux manifestations, et consternants, car c'est faire du nivèlement par le bas.
Et c'est ainsi que notre société, si géniale dans le domaine de la technique, comme de l'informatique, est en régression au plan de la vie sociale et du comportement humaniste.
 
 

1 er avril : les impôts à Bourges
 
Ces dernières semaines, j'étais assez surpris par le discours de M le Maire, au sujet des impôts à Bourges et du déni sur leur augmentation en 2015, dans les discours entendus. Il semble qu'il y ait eu une inflexion lors du dernier Conseil municipal, avec un "j'assume" qui me semble important.
Pourquoi ne pas dire tout simplement que la situation des finances de la ville s'est avérée être plus dégradées que ce qui pouvait être prévus lors de la campagne électorale, aussi arrivant aux affaires, il y avait une certaine logique à augmenter les impôts pour faire face aux dépenses et répondre aux demandes des Berruyers dans des domaines très variés.
Et le choix de les augmenter sur une taxe de 83 euros par habitation n'était pas illogique. Même si il y avait d'autres possibilités.
Donc la situation devrait être très claire.
" Moi Maire de Bourges, pour faire face à la situation de notre ville, j'augmente les impôts, compte tenu des éléments que j'ai trouvé, et je regrette de m'être trop avancé sur ce point, et nous allons tout faire pour retrouver, par des économies, une situation saine "
Il n'y a pas crime lorsque l'on augmente les impôts surtout en début de mandat, mais ensuite, il faut expliquer ce que l'on va faire de vos impôts, sur le plan social, culturel, de la vie de tous les jours jusqu'au rebouchages des trous dans les trottoirs.
 
 

1 er mars 2015 : Le Centre Commercial AVARICUM
 
Après l'inauguration du Centre commercial Avaricum, j'aurais voulu simplement apporter quelques précisions sur les débuts du projet.
Tout commence lors de la campagne électorale des municipales dans laquelle Serge Lepetier est à l'écoute et il est toujours à la recherche d'un grand parking en centre ville. Finalement, après avoir fait du porte à porte dans les grands immeubles d'Avaricum et quelques discussions entre élus, il en vient à penser que ce lieu ferait un bon espace pour un parking souterrain de 1000 places, et au dessus, quelques commerces, 5000 m2 et quelques logements.
Cela permet de travailler le sujet et je me retrouve comme adjoint à l'urbanisme en première ligne, après le décès de notre collègue Andrée Depont. Ainsi, je vais animer puis suivre les 15 réunions publiques des trois ou quatre premières années, pour expliquer aux locataires des HLM qu'ils seront reloger sur place ou à proximité, puis aux commerçants de la rue Mirebeau qu'un tel projet serait bénéfique pour eux. Enfin, aux riverains comme les Acacias que les travaux qui dureront 5 ans ne seront pas trop perturbant.
Quelle galère que ces réunions,il y a souvent Yvon Mautret, le maire Serge Lepeltier et puis la présence de François Pouply qui va suivre l'ensemble du début à aujourd'hui : il est bien le seul rescapé de l'aventure ! tout le monde avait des griefs contre le projet : 5000 m2 de surface commerciale, c'est trop grand pour les uns, trop petits pour les autres.
Lorsque le bureau d'études de Grenoble Groupe 6 vient présenter ses premières analyses sur un double parking souterrain à 4 étages avec l'Yèvrette au milieu, et que le spécialiste était anglais et parlait d'Avaricoum, les berrichons présents ne comprenaient rien et je devais reprendre la réunion.
Et puis, c'est l'élaboration de 3 scénari et donc 3 à projets avec en plus des virées ultra rapides en Hollande, au Portugal, où en France pour voir des sites commerciaux en centre ville. Nous ferons ainsi Bourges - Aix en Provence - Rennes - Bourges dans la journée, tout comme Bourges-Aveiro au Portugal quelques semaines plus tard ! J'irais aussi 2 fois à Vichy ...
Les locataires sont unanimement contre la démolition des immeubles que je vais, avec M le maire, les visiter un à un ! pas simple. Tous ou presque dans les premiers mois veulent une réhabilitation et non une démolition.
Trois projets sont définis et arrivent, avec trois scénarios, au fil de l'eau, une nouvelle limite historique et un centre commercial. Et la ville va choisir la nouvelle limite historique, avec des cheminements piétonniers pavés très larges et de qualité, il y aura un supermarché de 2500 M2 et 4 ou 5 magasins d'un total de 2500 M2, puis 2 parking souterrains avec 1000 places au total et des petits immeubles d'une centaine de logements et un hôtel de 80 à 100 chambres.
Le coût est estimé à 30 millions d'euros.
Nous étions en 2003 ... ça ne va pas se passer aussi simplement.

février 2015 : être élu, un vrai travail
 
Attention messieurs les élus, gérer une ville ce n'est pas se pavaner rue Moyenne ou assister en rang serré aux barnums ou rencontres, c'est aussi travailler les dossiers, et répondre aux demandes des berruyers.
Dans les 3 mandats précédents, et je parle en historien local, il y avait des atouts, en particuliers d'élus qui avaient une connaissance parfaite de leur ville. Lors du premier mandat, seuls Serge Lepeltier et Yvon Mautret avaient une expérience d'élu municipaux, mais autour d'eux, des élus comme PA Aubrun ou Roland Chamiot qui connaissaient leur ville de manière approfondie, autour d'eux, des spécialistes comme A. Margotin ou Jean Marie Nunez sans oublier le côté " relationnel parisien " de Mme Deniau, souvent utile dans le domaine de l'enseignement supérieur.
Bref une équipe fragile mais qui avait un vrai bagage.
Par la suite, il y eut trois phénomènes différents :
- l'emprise de Serge Lepeltier avec une clairvoyance et un vrai sens politique profitant des opportunités dans tous les domaines, école d'ingénieur, Prado …
- une sorte de grande lessive, avec des départs, pour des causes souvent politiques, où qui pensaient qu'un élu, c'était des honneurs plus que des contraintes. Par charité, je ne donnerais pas de noms.
- Et puis, ceux qui avaient résisté, se sont appuyés sur quelques anciens, que j'ai déjà nommé et sur leur travail ; Il est incontestable que certaines délégations ne peuvent se faire qu'à temps plein ou presque.
J'ai été pendant un mandat, mais un seul, adjoint au tourisme, ça va, plus l'écologie, ça va encore et enfin en plus l'urbanisme … c'était trop, d'autant que nous étions en pleine période du début du PRU et d'Avaricum !
Alors dans ces cas, extrêmes, je le reconnais, on ne peut qu'être à temps plein et travailler à fond avec le cabinet, le directeur général des services et les directeurs des domaines de compétence.
En discutant parfois avec des élus qui ont des responsabilités, j'ai l'impression qu'ils n'avaient pas connaissance du travail de l'élu, mais rien n'est perdu, il faut qu'ils apprennent.
janvier 2015 : droits et devoirs des élus locaux
 
M. Eric de Montgolfier dans son billet du BR traitait de la condamnation du maire de La Fautes sur Mer, a la suite de la catastrophe qui fit 29 morts ;
Ayant été adjoint à l'urbanisme à Bourges pendant 6 ans, je suis sensible à ce sujet, et je mesure l'émotion de ce jugement, 4 ans de prison ferme parmi les élus de la République ;
Il y a eu des erreurs de la part de ce maire, c'est certain, et ce laxisme dans la délivrance des permis de construire dans des zone situées à 1 mètre sous le niveau de la mer fut criminelle, et méritait une sanction.
Mais je ferais remarquer deux éléments importants :
-Lorsque l'on signe un permis de construire, l'Etat, par les services compétents de la préfecture, vérifie la conformité de la décision. Et c'est une bonne chose. Mais alors, dans le procès, les services de l'Etat n'ont pas été inquiétés ; Il s'agit à mon sens d'une erreur de justice
-Les lois, les décrets, les arrêtés sont multiples et de plus en plus compliqués à comprendre et surtout à appliquer. Pas par bravade, mais par complexité.
-Et puis, dans une ville, il y a des services techniques avec des ingénieurs et techniciens et même des juristes, aussi en cas de difficulté et de doute, l'élu peut toujours se faire aider et conseiller par ces hommes de l'art, qui sont, comme a Bourges particulièrement compétents. Mais dans un village, c'est le maire qui fait tout, doit tout savoir, et parfois se laisser aller à des signatures de permis aux limites ou en dehors de la loi !
Alors, on me dit que demain on ne trouvera plus personne pour se présenter comme maire ou comme élu, compte tenu des responsabilités, mais non, c'est une fable, il y a toujours autant de prétendants
Pour conclure, nous sommes au dixième anniversaire d'Outreau, cette lamentable affaire qui fut la honte de notre justice.
A suivre
 

 

 

 

  Ecrivez vos remarques, vos demandes de renseignements : roland.narboux@wanadou.fr
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